Voyage à Stockholm en solo [08.06.2019 : Départ pour Stockholm et mon 100ième vol !]

Pour une fois, je n’ai pas à prendre un avion à 6H du matin, mon vol étant à 15H25 à Montpellier pour rejoindre Paris puis Stockholm.
Ce vol sera un peu spécial car il s’agit de mon centième.. et oui, ce qui peut paraitre peu pour certain, moi je trouve que c’est un joli chiffre à seulement 27 ans (ok, bientôt 28…).

Départ de chez moi peu après 13H, je me rends à pied jusqu’à la navette aéroport située à 600m de chez moi. La navette est à l’heure et est presque pleine en ce Samedi de week-end prolongé.
Arrivée à 14H à l’aéroport, j’ai largement le temps avant l’embarquement prévu à 14H55 mais je voulais prendre le temps de visiter le nouveau hall des départs de l’aéroport de Montpellier.

Un coup d’œil au FIDS et je constate que mon vol ne partira finalement qu’à 16H. Bon ce n’est pas grave, j’ai une grosse marge à Paris (3H55).

Je récupère mon boarding pass à la borne car je n’ai aucun bagage en soute. Je pars donc passer la sécurité, il n’y a vraiment personne, ça sera rapidement expédié.

Je découvre ainsi le nouveau hall, très bien emménagé, très lumineux et avec une belle vue sur le tarmac. Un photobooth « Un si grand soleil » qui ne fonctionne pas, un atelier de massage fermé et un stand de réalité virtuelle pas encore en fonctionnement accueillent les passagers. C’est sympa mais j’aurai aimé que tout ça soit ouvert et en fonctionnement pour tester. Il y a aussi beaucoup de zones pour s’assoir, c’est un bon point car ça manquait cruellement à MPL lors des heures de pointe.

Je rejoins la zone où je pense que mon vol va embarquer (car c’est toujours là-bas que je vole vers Paris). Je me pose en face de la porte 16 quelques minutes avant de constater que mon vol est maintenant retardé jusqu’à 16H20.

Il n’y a pas grand monde en salle d’embarquement, les autres sont toutes aussi vides. Seule la file vers l’immigration (qui est actuellement ouverte pour le vol vers Marrakech) attire les foules.

Dans la file d’attente, je discute avec une Australienne qui revient de 3 semaines en France et en Espagne. Elle a adoré Montpellier et trouve les gens vraiment calmes et gentils. Je rigole avec elle en lui disant que pour ma part, j’avais trouvé les gens tellement sympas en Australie que le retour en France avait été un sacré choc ! On papotera ainsi de nos divers voyages durant toute l’attente.

L’embarquement est enfin appelé à 16H10, autant dire qu’on ne décollera pas à 16H20 hein… Comme d’habitude, on nous indique que le vol étant complet, il faudra placer les petits bagages sous le siège devant nous.

Sur cette configuration d’A320, il y a 2 sièges duos tout au fond en rang 31 et 32, je crois n’avoir jamais remarqué ça par le passé, et pourtant je suis habituée à cette ligne.

L’embarquement se clôt rapidement et le pilote prend la parole pour nous indiquer que le retard est dû au retard de la précédente rotation qui est elle-même dû au retard occasionné par le contrôle aérien de Amsterdam. Et rebelote, nous sommes actuellement même retenus par celui de Aix, qui nous demande d’attendre 10 minutes de plus.

Le temps de vol ne sera que de 1H05 donc nous devrions arriver à 17H50. Finalement, c’est à 16H40 que nous partons au roulage et décollons à 16H50.

Une fois en altitude de croisière, le service ne traine pas (en même temps en 1H de vol…), étant au fond de l’appareil je n’ai jamais été aussi rapidement servie ! Un bon jus d’orange et des petits sablés pour moi. C’était ça ou l’option salé avec les bretzels.

Je discuterai avec ma nouvelle voisine, bien plus sympathique, qui retourne chez elle au Kenya après un échange universitaire dans le cadre de son Master. Elle accepte gentiment de me prendre en photo avec un petit « 100th flight » que j’aurai écris sur ma tablette. C’est tout bête mais ça me fera un souvenir de ce vol pas tout à fait comme les autres.

En passant récupérer les verres vides, je demande un petit service à l’adorable PNC. Je lui explique timidement que c’est mon 100ième vol et que j’aurai adoré marquer le coup et visiter le cockpit après l’atterrissage. Ça peut paraître tout bête mais c’est quelque chose que je n’ai jamais fait, ni jamais osé demander, surtout par les temps qui courent. Elle me dit qu’elle va demander au pilote avec plaisir.

Elle revient 15 minutes après pour me dire qu’on m’accorde ma demande, je n’ai qu’à aller me présenter à la sortie de l’avion et on me fera rentrer. Je suis ravie et je la remercie vivement !

A 17H30, la descente sur Paris est annoncée. Nous traversons l’épaisse couche de nuage et nous nous posons à Paris CDG. Après une petite visite du terminal, comme d’habitude, nous arrivons à notre point de stationnement au 2F. Il est 18H, nous venons de nous poser à Paris CDG.

Arrivée devant le cockpit, au lieu de dire « au revoir », je leur dis qu’on m’avait indiqué que je pouvais entrer. Le chef de cabine me dit alors qu’il va prévenir le pilote. Ce dernier m’invite à entrer, c’est que ce n’est pas bien grand là-dedans ! Je regarde tous les boutons et les voyants d’un air émerveillée, et on me souhaite la bienvenue dans cette cachette secrète. Le pilote est vraiment très sympa tandis que le co-pilote sera plus discret. Il me demande si le vol s’est bien passé pour moi et me dit que c’est sympa de marquer le coup pour mon centième vol, et qu’à mon âge c’est déjà super. Je lui réponds que tout s’est bien passé, ce à quoi il me rétorque qu’heureusement que mon vol était aujourd’hui car hier c’était une galère sans nom à cause des vents de travers. Beaucoup de vols ont été annulés (dont celui-ci), et que ceux qui ne l’ont pas été ont vu beaucoup de gens changer de couleur. Il me demande également si le retard ne me pose pas de problème dans la continuation de mon voyage, ce à quoi je réponds que mon temps de transit était important. On parle ainsi quelques minutes avant qu’il me propose de faire une photo. Je n’osais pas trop demander mais il propose de me prendre lui-même en photo. C’est vraiment gentil ! Ça me fait un joli souvenir pour ce centième vol ! Je sors de l’appareil et suis la dernière personne à débarquer, on a même failli me fermer la porte de la passerelle au nez. Haha

Merci pour ce petit moment AF, ce n’est pas grand-chose mais je suis ravie d’avoir pu mettre les pieds dans le cockpit, j’ai ainsi pu marquer le coup pour ce centième vol ! J’espère que le 200ième sera sur un long courrier.. et en Business.. Ok j’en demande beaucoup, on verra bien comment ça tombera ! ;)

Je rejoins très rapidement le 2F, ma prochaine porte d’embarquement est dans ce même terminal donc j’y suis en quelques minutes. Comme j’ai le temps, avant de m’y rendre je passe me prendre un Starbucks avec quelque chose à grignoter.

Je me pose finalement à ma porte en F27 sur les coups de 19H. Il n’y a pour l’instant pas grand monde. Je vois que le vol pour Amsterdam est annulé mais que les autres vols sont à l’heure, j’espère que je n’aurai pas de soucis ! Je commence à rédiger le récit des évènements depuis mon départ de Montpellier et passe quelques coups de fil. Le temps passera vite.

A 20H20 l’embarquement pour le vol est finalement annoncé, pile à l’heure. Même rengaine, le vol étant complet, merci de se présenter spontanément pour envoyer sa valise en soute gratuitement. Personne n’a l’air de se dévouer. J’ai bien fait de partir avec un sac et non une valise, je pense que j’ai moins de chance qu’on m’oblige à le mettre en soute.

Tout le monde embarque gentiment, un contrôle de l’identité est d’abord demandé puis ensuite nous devons nous-même scanner notre boarding pass à la machine. La plupart des valises se verront en revanche partir en soute.

 En entrant dans l’appareil, on me souhaite la bienvenue et en remarquant mon tee shirt « San Francisco » on me demande si j’en reviens, ce à quoi je réponds que non, pas cette fois. On me dit que j’y suis allée et que c’est déjà bien, oui c’est sûr ! C’est une bonne entrée en matière !

Je me dirige au rang 27 où je retrouve un hublot du côté gauche. L’embarquement est assez long mais les racks à bagages ne sont pas si pleins que ça.

Une courte attente et un passage devant le reste du terminal 2F, il est 21H07 quand nous décollons de CDG. Le temps de vol estimé est de 2H. Le temps est gris mais le soleil donne une merveilleuse couleur au ciel.

Peu après le décollage, j’aperçois un arc-en-ciel qui semble se former ici-bas. Il se dessine de plus en plus, c’est vraiment très beau de voir ça ! Je n’en avais jamais vu en l’air alors j’immortalise forcément cet instant.

Le vol se passe plutôt bien, la distribution de la boisson ainsi que du repas interviendra vers 21H50. Une petite boite rose très élégante nous est distribuée en plus d’une boisson classique. Cette boite contient un petit sandwich, une micro salade, une barre de céréale et une mini bouteille de jus de mangue. C’est un très bon point !

Le vol se passera plutôt bien, malgré une extinction des feux à 22H15. Dehors, le coucher de soleil sera interminable, le ciel restera dans les tons rose/violet pendant très longtemps en raison de notre progression de plus en plus vers le Nord. Actuellement à Stockholm, le soleil se couche à 23H pour se lever à 3H30 du matin… si on va à peine un peu plus au Nord, on est en plein dans le soleil de minuit.

Il est 23H10 lorsque nous nous posons à Stockholm Arlanda, le ciel est encore orangé, malgré les gros nuages et la pluie actuellement présente.

Je n’ai pas de bagage à récupérer alors je suis rapidement sortie de l’avion. Mon hôtel est situé entre le Terminal 4 et le Terminal 5, c’est donc une petite marche qui m’attend pour rejoindre « SkyCity », la zone landside, regroupant hôtels, cafés et boutiques. Le cheminement me semble long, pourtant je n’aurai mis qu’un bon quart d’heure pour rejoindre la zone. Il n’y a strictement personne dans les couloirs de l’aéroport à cette heure-ci, c’est vraiment désert.

En face de mon hôtel, se trouve la gare de Arlanda Central Station qui permet de rejoindre Stockholm par le train, une sorte de RER qui sort un peu de la ville. On est loin du prix du Arlanda Express mais il y a tout de même des frais à payer lorsqu’on veut l’utiliser pour aller et sortir de l’aéroport. Il existe une solution de repli pour ceux qui ne veulent pas payer ces frais, qui est de prendre le bus jusqu’à Marsta puis reprendre le même train pour rejoindre Stockholm, le problème c’est qu’on rajoute 15 minutes de bus + une attente non négligeable entre le bus et le train, car ce dernier ne passe que toutes les 30 minutes. Bref, j’ai décidé, je payerai les frais et prendrai le train demain matin pour rejoindre le centre-ville de Stockholm. Il y a un vieux monsieur qui fait sa permanence au guichet, je décide, avant d’aller me coucher, d’aller acheter ma carte et recueillir quelques explications, ça sera déjà ça de fait pour demain. Je prends donc une carte SL Access et demande une recharge pour 72H. Il n’existe pas de recharge pour 48H, mais la recharge de 72H coûte le double de la 24H alors c’est tout aussi bien. Et je valide ainsi mon premier paiement en couronne suédoise : KR soit €. Il faut savoir que je n’ai absolument pas retiré d’argent car j’ai lu que la carte bleue était acceptée absolument partout. Je tiens donc le pari, on verra si je peux tout payer en carte durant ces 2 jours ! Une fois ma carte de transport chargé et récupéré , on m’explique qu’il n’est pas possible de la charger pour l’aéroport maintenant alors que je ne dois prendre le train que demain matin, il faudra revenir. Bon ok !

Je rejoins finalement mon hôtel, mon check-in est plutôt rapide et me fait regagner très rapidement ma chambre, bien évidemment située tout au bout du couloir, comme à mon habitude. Je me suis prévu un planning de visite plutôt intense. N’ayant que 2 jours à consacrer à la belle ville de Stockholm, je vais devoir faire des journées très longues, il faut donc que je me couche rapidement ! Le problème c’est que le sommeil ne vient pas, et surtout, une partie des rideaux est affaissée et fait un petit jour dans la chambre, non pas que cela me gêne maintenant mais dans 2H, il fera jour, et là ça risque d’être compliqué… Effectivement, je me réveille à 3H du matin avec la chambre tout illuminée, je n’ai pas pris de masque avec moi et j’aurai clairement dû. Finalement je réussirai à me rendormir en utilisant un tee shirt pour cacher la lumière sur mes yeux. Bienvenue en Suède !