Voyage à Stockholm en solo [09.06.2019 : Gamla Stan, Centre-ville & ABBA]

Ce matin, réveil à 6H30, oui c’est tôt mais vu tout ce qu’il y a à voir à Stockholm, il faut au moins ça ! Surtout que je suis encore à 40km du centre-ville.

Je me prépare rapidement et pars prendre le petit-déjeuner sur les coups de 7H. Le petit-déjeuner se prend dans un bâtiment différent, face au terminal. Je petit-déjeuner donc en tête à tête avec les avions. Trop bien !

Je check-out ma chambre et traverse pour rejoindre le guichet de SL, à nouveau. On me charge ma carte pour sortir de l’aéroport, et je pars attendre le train sur un quai désert. Il n’est que 7H30 et c’est Dimanche, ce n’est pas étonnant. Dans le train, il y a en revanche un peu plus de monde, les gens sont tous affairés à leur lecture ou leur musique.

Le trajet prend un peu plus d’une demi-heure pour arriver à Odenplan, la station la plus proche de mon hôtel.

A moins de 200m de là se dresse le ibis Styles. Je sais que ma chambre ne va pas être prête bien entendu mais je voulais y passer afin de déposer mon sac de voyage. Je n’ai gardé sur moi que le nécessaire pour ma journée dans mon sac à dos.

Je prends le métro en direction de la vielle ville, Gamla Stan. J’y arrive très rapidement, il est à peine 8H40 quand je sors de la station de métro et pars arpenter les rues pavées.

Il y a beaucoup de belles églises et c’est également là où se trouve le palais royal. Je déambule dans les rues désertes en ce Dimanche matin. Seul un groupe de chinois et quelques visiteurs appareil photos à la main, se baladent dans le quartier.

Il y a beaucoup de boutiques et de restaurants dans le coin mais à cette heure-ci, tout est fermé bien évidemment. La couleur des bâtiments ressort très bien en ce début de matinée.

Je remonte jusqu’à l’église Storkyrkan que j’aperçois depuis un bon moment depuis les petites rues en pente. On reconnait bien là l’architecture nordique, avec ces églises typiques. Je fais un peu le tour du bâtiment avant de descendre un peu plus bas.

J’arrive finalement devant le Palais de Stockholm où les gardes font les cents pas, un peu comme à Londres et à Séoul. La relève de la garde est plus tard dans la matinée mais je ne comptais pas la faire, c’est toujours un peu la même chose et puis je préfère passer ici pendant qu’il n’y a pas grand monde. Le Palais a une entrée en travaux mais le reste est plutôt joli avec ces grands canons aux couleurs suédoises.

Je descends ensuite sur les quais où stationne un gros bateau de croisière et me balade au soleil.

Je ne croise que peu de monde mais c’est tout autant agréable. Je remonte finalement dans une rue et j’aperçois la rue la plus étroite de Stockholm, Marten Trotzigs Gränd. Elle ne fait que 90cm de large, Je ne m’y aventurerai pas mais c’est assez drôle à voir.

Je continue ma balade et croise un groupe d’Américains en visite guidée. Ça rajoute tout à coup beaucoup de monde dans ces rues désertes.

Je passe devant la belle église Allemande de St:a Gertrud, avant d’arriver sur la place Brända Tomten que je trouve vraiment magnifique.

L’entrée de la ruelle est bordée de vigne, un vélo est accoudé au mur, cela fait vraiment typique. Et les couleurs, on en parle des couleurs de cette petite ruelle au matin ? Magnifique. Je reste un bon moment dans le coin avant de me faire rattraper par la visite guidée.

Je me retrouve à nouveau dans les rues commerçantes où j’étais ce matin afin de rejoindre à nouveau le Palais de Stockholm, cette fois, avec beaucoup plus de monde mais la place juste à côté est vraiment magnifique.

Je me perds une dernière fois dans ces belles ruelles avant de terminer ma visite de Gamla Stan.

Je pars ensuite vers le centre-ville actuel. Pour ça, je dois traverser un des ponts qui sépare les deux îles. Pour ma part, ça sera le pont Riksbron qui est vraiment très beau, et l’eau semble très agitée en dessous. Nous apercevons même les tours de l’hôtel de ville depuis là.

L’entrée dans le centre-ville se fait par de grandes arcades. Il y a beaucoup de monde de ce côté-là, entre les boutiques de souvenirs et les cafés, il y a foule.

Je déambule dans cette grande rue commerçante, la rue Drottninggatan et en profite pour acheter quelques souvenirs. Évidemment, tout est hors de prix en Suède, même un porte-clé coûte la modique somme de 5€ ! Je me balade un peu dans le coin, les rues commerçantes se succèdent.

Je commence à avoir un peu soif, je m’arrête donc dans un Espresso House, réputée comme étant la meilleure chaine de Suède pour prendre un fika. Le fika est très important en Suède, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une pause café. Je me prends un petit frappucino caramel, comme chez Starbucks, et m’assoit quelques instants pour me reposer. J’en profite pour envoyer quelques photos de mes premières visites de ce matin et je constate que j’en suis déjà à 8km parcourus à pied, et il n’est même pas 11H ! Ça promet !

Je reprends ensuite ma visite de ces rues commerçantes qui n’en finissent pas, certaines boutiques sont de grandes chaînes alors que d’autres sont totalement inconnues pour moi. Je tombe sur une boutique danoise, comme il y en a souvent dans les grandes villes scandinaves pour acheter de la déco et des objets pratiques du quotidien. Ici j’en profite pour m’acheter un masque pour dormir car je redoute encore cette nuit que la lumière passe sous les occultants. Une bonne chose de faite.

Je redescends la rue jusqu’à l’avenue principale où passent tramways et bus. Ils sont tous les deux au même arrêt, le bus est juste un petit peu avant ou après l’arrêt de tramway, c’est très pratique, surtout pour les correspondances. Une fois qu’on a compris ça, c’est très facile de se déplacer dans Stockholm.

Je voulais prendre le bus pour aller voir le pont Skeppsholmsbron, où se situe la célèbre couronne d’or royale avec une vue sur la ville en arrière-plan, mais ce p**** de bus 65 ne vient pas. Je discute avec une habitante qui me demande d’où je viens, elle a l’air emballé à l’idée que je sois Française. On discute un peu car elle travaille dans un hôtel en centre-ville, et me conseille le parc de Skansen, pas de soucis je lui dis que c’est prévu au programme de demain. J’abandonne l’idée d’aller au pont Skeppsholmsbron maintenant, j’irai plus tard.

Je me dirige vers l’église Sankta Clara kyrka, dont on reconnait bien le toit. La petite cour est très agréable et la verdure autour me permet de faire de belles photos. J’entre avec d’autres touristes, sur le pas de la porte de l’église alors qu’une messe est en cours. La voute est vraiment très belle, tout comme le reste de l’édifice, malgré une chaleur étouffante à l’intérieur. Après quelques prises de vue de l’extérieur (que c’est dur d’atteindre le sommet avec tout ces arbres !), je fais demi-tour.

Je prends finalement le métro jusqu’à Slussen pour manger dans le coin et aller à une attraction que je viens à peine de trouver sur Google Maps, le Katarinahissen, à traduire par l’ascenseur de Katarina. Une plateforme en hauteur, et gratuite qui plus est, que demander de plus ?

Après une rapide pause déjeuné dans le quartier de Slussen, je cherche l’entrée de l’ascenseur mais je ne le trouve pas. Il y a beaucoup de travaux dans le coin et je pense que ça n’aide clairement pas.

En regardant les commentaires sur Google Maps je vois que l’ascenseur est en travaux et qu’il faut utiliser les escaliers. Effectivement, derrière moi se trouve un escalier qui monte, monte, monte… jusqu’à la passerelle.

Maintenant que je suis là… je monte donc les 155 marches pour atteindre le sommet (oui oui, j’ai compté !). J’arrive finalement en haut où quelques explications succinctes nous accueillent. Il n’y a pas grand monde et il y a surtout beaucoup de vent. Au loin, se qu’on voit le plus, ce sont les multiples grues dans les airs.

La ville de Stockholm doit être en perpétuel renouvellement avec toutes ces nouvelles constructions. Je reste un moment en haut à prendre des photos, à la fois du quartier de Slussen en contre bas, mais aussi du centre-ville que nous pouvons repérer avec toutes les pointes qui se distinguent du reste.

Une fois redescendue, je ne suis pas au niveau de la mer pour autant. Stockholm est vraiment bâti sur du dénivelé, ce qui permet d’avoir régulièrement de très belles vues, mais en n’ayant rien monté auparavant.

Je marche le long de la rive, toujours en hauteur, les points de vue se succèdent sur le centre-ville. Le soleil tape très fort en ce début d’après-midi. Je fais plusieurs arrêts pour faire des photos de la rive d’en face, en évitant les gros bateaux de croisière qui gênent parfois un peu la vue.

En continuant mon chemin, je me retrouve pas loin de la rue Stigbergsgatan, une rue remplie de maisons en bois que j’avais repéré sur Internet.

Il faut monter pour accéder aux maisons de bois (évidemment !). Elles sont très mignonnes mais il est nécessaire de descendre dans les cours intérieures pour voir correctement les maisons alors certaines ne sont forcément pas très visibles. Le quartier est vraiment résidentiel, rien à voir avec la balade en centre-ville de tout à l’heure, ici il n’y a plus personne.

Je voulais aller au Fotografiska, le Musée de la photographie, mais il aurait fallu descendre bien avant au niveau inférieur. Maintenant, je dois revenir sur mes pas et faire le même chemin en sens inverse. Je n’ai clairement pas envie !

J’abandonne Fotografiska car je ne voulais pas aller au musée mais juste au café en hauteur, finalement j’ai eu assez de points de vue pour aujourd’hui.

En redescendant de l’autre côté de la rue, je prends un bus pour aller jusqu’au pont Skeppsholmsbron. Cette fois, c’est le bus 2 et il arrivera rapidement. Ouf !

Durant le trajet, le but passe devant un grand pont avec plein de drapeaux, face à l’Opéra de Stockholmet et l’île Helgeandsholmen, la place est tellement belle que je note le nom pour y revenir demain.

Le bus me dépose non loin du pont Skeppsholmsbron, je dois longer le quai à pied et la balade est très agréable, beaucoup de gens se baladent ou attendent un bateau.

On y trouve aussi de beaux bateaux anciens, stationnés le long de la rive.

Le pont se visite dans les deux sens, en venant de Blasieholmen ou en venant de Skeppsholmen.

Il y a une couronne de chaque côté du pont, je traverse donc dans un sens puis dans l’autre pour faire des photos. Des nuages noirs montent, pourtant aucune prévision de pluie pour aujourd’hui, je n’ai donc pas à m’en faire. On le saurai si la météo n’était pas fiable, voyons ! :D

En repartant du pont, je continue de longer le quai en profitant de la vue de chaque côté vers Gamla Stan et vers Östermalm, qui sont sous une magnifique lumière.

Je décide maintenant, vus les nuages noirs et le vent qu’il y a, de partir m’enfermer pour un Musée. Je marche dehors dans les rues depuis ce matin 8H30, j’ai maintenant envie de faire une visite en intérieur. Celle qui me tient tout particulièrement à cœur et bien entendu celle du Musée ABBA. Je regarde le chemin depuis ici, le bus se trouve à 700m de là et me déposera devant le Musée. Tentent ! Je décide de réserver mon billet en ligne afin de ne pas avoir à attendre. En plein dans ma réservation, je ressens une goute, c’est peut-être juste l’eau agitée par le vent… ou alors l’énorme nuage noir juste au dessus de ma tête ? Non… A peine cette question est apparue dans mon esprit que…. Boom, averse ! Je me réfugie dans le seul endroit disponible, un kiosque de l’office du tourisme. Je ne suis pas la seule à avoir eu cette idée, nous sommes nombreux à attendre que ça passe. Au bout de 2 minutes, plus rien. Le nuage est parti ailleurs. Trop bizarre ! Je poursuis ma réservation pour le Musée ABBA et dépense donc les 250Kr soit 23,5€ demandés.

Une fois cette micro-averse passée, je pars prendre le bus un peu plus haut dans la rue.

Il est 16H10 quand j’arrive devant le Musée ABBA, le bus me dépose effectivement juste devant. Il y a un monde dingue qui fait la queue. Heureusement, je n’ai aucune attente à faire et je pars directement bipper mon téléphone. Il y a également un audio guide qu’il est possible de payer en supplément, je ne l’ai pas pris.

Le Musée ABBA est un musée interactif, on peut ainsi interagir vraiment, se retrouver à chanter, danser, et on peut ensuite récupérer ses performances en ligne grâce à son numéro de billet. 

Je commence la visite par l’étage inférieur qui est la partie sur le film Mama Mia !, on y découvre les décors du film, quelques histoires, les costumes utilisés, et on peut même monter à bord de la voiture bleue du film. Moi qui suis une grande fan de ce film, j’adore tout simplement ! Évidemment, on entend la BO composée de chansons d’ABBA, partout à l’intérieur.

Maintenant, place au Musée sur le groupe ABBA, situé à l’étage. On découvre tout d’abord un film sur les plus grands hits du groupe. Tout le monde ne peut s’empêcher de danser, il y a une super bonne ambiance. Chaque membre est ensuite présenté, par des vidéos, du texte, des animations un peu partout.

Une pièce est ensuite dédiée au concours de l’Eurovision qui aura déclenché leur succès avec le tube Waterloo en 1974. Un vrai téléphone est aussi là, il est possible d’avoir un des membre du groupe au téléphone si on a la chance d’être là quand il sonne.

S’enchainent ensuite les animations, on peut s’essayer au mixage d’une chanson d’ABBA sur un écran tactile. Il suffit de bipper son billet d’entrée (ou son smartphone), notre résultat sera sauvegardé sur la page du musée, et on pourra récupérer son score par la suite.

A côté, c’est les studios d’enregistrement, transparents, comme de vrais studios, dans lesquels nous pouvons choisir une chanson et s’essayer sur le titre en mode karaoké. C’est vraiment très sympa ! Devant moi, un groupe de 14 Français s’en donnent à cœur joie.

L’exposition se poursuit, on y découvre les costumes et les instruments de musique d’ABBA, avant d’arriver sur une scène. Ici, il faut non seulement chanter mais aussi danser. Les hologrammes des membres d’ABBA sont projetés sur scène, et on doit faire le 5ième membre. Plusieurs personnes se décident à le faire alors que d’autres sont plus timides. On me propose rapidement d’y aller, je n’ai pas trop le temps d’y réfléchir et je tente ma chance. On me demande de choisir entre deux chansons et je choisis Mama Mia !. On m’indique que la vidéo sera récupérable sur le site avec mon numéro de billet, comme le reste des « prestations » et des résultats.

C’est vraiment très fun, on a les paroles qui s’affichent et en plus on voit les mouvements des hologrammes en dessous. A la fin, tout le monde applaudit les autres, c’est vraiment une ambiance bon enfant.

Il existe d’autres jeux, des quizz, des petits jeux du style « Kinect » où on repeint les volets de Dona dans Mama Mia ! le film, et plein d’autres surprises à découvrir.

La visite se termine sur d’énormes vitrines avec tous les 33 tours et 45 tours du groupe, entourés par les costumes. C’est incroyable de voir ça. Quelle carrière !

Dernière salle, un aéroport, il est l’heure de se quitter, les membres du groupe se sont simplement tournés vers d’autres horizons, et c’est pour nous l’heure de quitter cet univers de paillette.

Une fois la visite terminée, je fais un petit tour par la boutique mais tout est vraiment hors de prix (oui j’ai encore de l’espoir, que voulez-vous…).

Il est 17H30 quand je sors du musée, le ciel est redevenu bleu mais le vent continue à souffler. Je commence à fatiguer, je décide de terminer ma journée ainsi. Un bus me ramène directement à Odenplan en direct, ça tombe bien. Sur le chemin, je décide cependant de m’arrêter une station avant pour aller m’acheter à manger à 7 Eleven car je n’ai pas envie de sortir à nouveau ce soir. Je me prends quelques petites choses pour un total de 10€, ça fait un peu mal pour si peu mais bon…

Il est 18H30 quand je regagne enfin mon hôtel, les pieds en compote après 18km (et les 155 marches, n’oublions pas les 155 marches !).
Je récupère la carte de ma chambre, on me rend mon sac et on m’indique à nouveau une chambre tout au bout du couloir, la dernière de chez dernière… Ça ne m’étonne même plus mais ça me fait beaucoup rire ! On me remet également mon voucher pour avoir ma boisson de bienvenue.

Au 6ième étage je découvre ma chambre qui donne sur une cour intérieure, elle est assez petite mais suffisante pour moi.

Ça fait du bien de se poser après une si longue journée. Je la terminerai en mangeant dans ma chambre et en regardant une série sur mon ordinateur avant de me coucher sur les coups de 22H, claquée.

Dans la nuit, je me réveille pour satisfaire un besoin naturel et je me rends compte que mon masque marche très très bien car dehors, bien qu’il ne soit que 2H40, le ciel est déjà illuminé. Je fais une petite photo par la fenêtre et le résultat est plutôt drôle ! Allez, retour au dodo !