Voyage au Japon [15.08.18 : Nara, temples, daims et Fête des lanternes]

Ce matin, réveil à 8H, nous nous préparons rapidement car un long trajet nous attend jusqu’à Nara. Ils annoncent de la pluie toute la journée aujourd’hui mais le ciel de Kyoto est juste très menaçant lorsque nous sortons de la maison. Si j’ai choisi ce jour ci pour aller à Nara, c’est parce que la fête des lanternes avaient lieu les 14 et 15 Août, je ne voulais bien sûr pas rater ça.

Nous prenons le train jusqu’à Kyoto Station et trouvons très facilement la Nara Line. Il y a beaucoup de monde qui attendent dans les files correspondantes à chaque voiture. Ça promet… surtout que ce n’est composé que de touristes donc les gens doublent de tous les côtés. Et oui, on s’habitue très vite aux bonnes manières des Japonais en matière d’organisation.

Nous parvenons finalement à avoir des places dans ce train où beaucoup de monde restera malgré tout debout.

Nous arrivons à Nara sous une pluie battante, et là je me dis que la journée commence vraiment mal. Nous n’allons sûrement rien pouvoir faire de la journée si la pluie ne s’arrête pas ou ne diminue pas en intensité. Nous sortons de la gare pour rejoindre le centre-ville en bus. J’avais prévu de faire cette balade à pied mais avec ce qui tombe c’est juste hors de question. Nous nous arrêtons juste un arrêt plus loin et pénétrons sous une grande arcade couverte. Il s’agit du même style d’arcade commerçante qu’à Osaka, Kyoto, Hiroshima… C’est très pratique quand il pleut de quand même pouvoir faire son shopping à l’abri. Nous faisons le tour de cette petite avenue  tout en regardant où nous pourrons nous arrêter à midi pour déjeuner.

Comme il pleut toujours, nous nous arrêtons chez Dunkin Donut’s pour boire une boisson fraiche et prendre un petit-déjeuner.

Quand nous avons fini notre petit déjeuner, la pluie s’est arrêtée. Nous sortons de l’arcade et nous dépêchons de remonter le centre-ville pour rejoindre le premier temple que nous voulions voir : Kofuku-ji. Au passage, nous achetons quelques souvenirs dans les différentes boutiques présentes tout le long de l’avenue. Ici, tous les souvenirs sont aux couleurs des daims bien évidemment. C’est trop facile de craquer pour ces petites bouilles !

En chemin vers le temple, on constate comme prévu, que les daim font partis du paysage dans la jolie ville de Nara, c’est un peu leur maison.

En chemin, nous pénétrons dans le parc rempli de daims. Cette fois ils ont l’air un peu moins agressif qu’à Miyajima. Il y en a énormément en semi-liberté dans ce parc. Il est même possible de leur acheter un petit paquet de galettes de riz pour 150Y. J’en achète et commence à en donner à un daim qui était à côté de moi. En quelques secondes, je me retrouve encerclée par 4 autres bêtes. Il y a bien écrit partout que lorsqu’on n’a rien à manger il faut lever les deux mains en l’air pour que l’animal voit que nous n’avons rien. C’est assez drôle mais ça marche. L’un d’eux me tirera quand même par le tee shirt haha !

Après cette séance de câlins aux daims, nous arrivons enfin dans le temple Kofuku-ji qui est très vaste et se compose d’une belle pagode (encore une, oui !).

Nous faisons le tour de ce temple gratuit avant de rejoindre le musée où nous hésitons à rentrer. Finalement nous ne rentrerons pas, on lui préfèrera quelques selfies avec les daims tout calmes des alentours.

La visite se fait sous un ciel qui commence à se dévoiler, c’est bon signe ! Nous repartons ensuite à pied en direction du centre-ville pour déjeuner. On aurait bien prit le bus, mais ce dernier n’arrivant pas au bout de 20 minutes, on a capitulé.

J’avais repéré la boutique Nakatanidou, célèbre pour leur préparation de mochies. Adélie adorant ça, on passe pour qu’elle puisse en goûter un. Il y a une queue de dingue juste devant, mais c’est finalement la queue pour le restaurant, pas celle pour récupérer un mochie à déguster. Il faut se mettre face à la boutique pour la vente de mochies à emporter et pas sur le côté. Nous nous achetons de quoi manger dans un konbini pour ce soir et nous partons ensuite déjeuner dans un restaurant chinois de l’avenue couverte.

Il est 14H30 quand nous sortons de table, nous regagnons l’arrêt de bus pour aller voir le Todai-ji, un temple situé plus haut dans le parc de Nara et qui abrite un grand Bouddha. Au passage je vais retirer de l’argent au 7 Eleven en face de l’arrêt car mes 500€ de liquide du départ sont partis en fumée. Les distributeurs automatiques des konbinis acceptent les cartes internationales, je vais donc retirer 25000Y, l’équivalent de 200€ auquel j’ai droit sur Revolut, sans frais. C’est vraiment la première fois que je dois avoir autant d’argent liquide sur moi à l’étranger, le Japon a vraiment un très gros train de retard sur le paiement en carte bancaire.

Nous prenons le bus qui nous déposera pas loin du temple. Nous payons l’entrée et découvrons un temple un peu différent des autres, avec les portes grandes ouvertes. Nous pouvons pénétrer à l’intérieur et ainsi voir les énormes sculptures dont la principale de Bouddha qui reste caché dans l’obscurité. Des sculptures entourent le Bouddha principal, sous les flashs des touristes.

Nous faisons le tour de la grande pièce remplie de touristes avant de ressortir du temple. Il est 16H quand nous sortons, nous avons encore largement le temps avant ce soir.

Nous reprenons un bus pour le centre-ville et nous arrêtons acheter une glace en chemin. A force de les voir partout, Adélie avait envie de tester les glaces japonaises. A part le cornet un peu bizarre, la glace est validée ! Bien évidemment, il faut la manger vite car il y a des daims affamés partout.

Sur le chemin, il commence à pleuvoir quelques gouttes alors nous pressons le pas. Le bus nous dépose près des arcades couvertes, nous nous dépêchons d’y aller alors qu’il commence à repleuvoir aussi fort que ce matin.

Nous nous posons dans un petit café qui se voulait « français » puisqu’il sert aussi des pâtisseries à base de macarons. On commande à boire et Adélie tente un gâteau. Finalement, il ne sera pas si mauvais que ça pour un gâteau réalisé en dehors de la France, il était même plutôt pas mal.

Je vérifie l’heure du festival des lanternes qui aura lieu ce soir, il m’avait semblé avoir lu 21H… petit coup de flip car le temps de faire un tour et de repartir, il n’y aura plus de train, le dernier étant à 23H ça risque d’être un peu chaud ! Heureusement, après vérification dans mon roadbook, les illuminations commencent à 19H et durent jusqu’à 21H. Ouf !

Pendant que nous sommes dans la galerie marchande, nous en profitons pour aller voir les tee shirts aux couleurs de Nara que nous avions repéré ce matin dans une vitrine. Nous montons à l’étage où se trouve le magasin et craquons toutes les deux pour un tee shirt à 1990Y (15€), ça va encore, c’était le moins cher mais il est terriblement mignon avec ces petits daims en cartoon. Cela nous fera un joli souvenir de Nara ! Le vendeur était vraiment très sympa avec nous, il nous a même indiqué qu’il y avait le festival des lanternes ce soir et nous a donné un plan. Une gentille attention ! Pendant ce temps, la pluie a totalement cessée… Ouf !

Il est 18H, nous allons donc prendre le bus pour rejoindre le temple Kasuga-taisha dont les lanternes sont allumées seulement 2 fois par an, en Février et lors de l’Obon les 14 et 15 Août.

Nous arrivons sur place à 18H30, il ne fait pas tout à fait encore nuit mais les lanternes sont déjà allumées. Les premières lanternes le long du chemin sont en bronze et la suivantes en pierres. On voit moins ces lanternes en pierre, mais cela reste tout de même un magnifique spectacle. Il y a déjà un peu de monde qui entament la balade jusqu’au temple. En chemin, des policiers ont balisé la zone pour que tout se fasse dans l’ordre et le calme. Il y a un stand qui vend des lanternes avec une petite bougie à l’intérieur au prix de 500Y. Bon ce n’est pas donné pour un truc éphémère mais on ne fera une marche aux lanternes qu’une seule fois dans nos vies (ou pas !) alors on en prend une pour nous deux.

Nous faisons quelques photos avec puis continuons la balade alors que la nuit est définitivement tombée sur Nara. Toujours aucune trace de pluie à l’horizon, on a vraiment du bol ! Nous parcourons le long chemin, lanterne à la main, comme beaucoup d’autres.

Nous arrivons face au temple et en profitons pour faire une petit visio-conférence avec nos familles pour leur montrer la beauté des lieux.

Nous montons finalement dans le temple, entre temps notre lanterne s’est éteinte, mais les milliers de lanternes qui éclairent le chemin continuent toujours de briller. Nous payons l’entrée au temple comme si nous étions dans une visite classique en pleine journée, puis continuons la visite. Nous ne pouvons pas marcher à notre rythme car il y a un monde impressionnant entassé dans les allées du temple, il faut donc suivre le chemin à la queueleuleu. Il y a toujours plus de lanternes, les photos rendent super bien même si ce n’est pas facile de s’arrêter en plein milieu de la foule quelques secondes pour faire une pose longue.

A la fin de la visite, un petit concert est donné par des chanteuses en kimono, nous finissons donc le tour du temple avec un fond sonore très typique avant de descendre pour aller les écouter de près.

Nous reprenons ensuite le chemin du retour, à la lueur de la lampe du téléphone. Une file d’attente a été créée pour pouvoir prendre le bus. Heureusement, nous croisons beaucoup plus de gens qui se rendent au temple que de gens qui en repartent, on trouve donc une place sans problème dans le premier bus qui repart.

Il est 20H quand nous sommes dans le bus en direction de la gare de Nara. Je regarde les horaires des prochains trains pour Kyoto et voit que le prochain est à 20H04 et qu’on va le rater. Le suivant n’est qu’à 21H30 ! Oops ! On ne veut pas rester 1H30 à la gare à attendre alors on opte pour le train Kintetsu Express qui va nous faire regagner Kyoto très rapidement. On s’arrête alors à la gare Kintetsu de Nara, le prochain train est dans 20 minutes.

Pour pouvoir monter dans les trains express à réservation obligatoire il nous faut un billet en plus qu’il faut acheter sur des bornes. C’est vraiment la grosse galère pour trouver le bouton pour changer l’automate de langue, mais j’y parviens peu avant le départ du train. Nous montons finalement dans le train et faisons les 27 minutes de train qui nous séparent d’une station de liaison avec l’autre ligne Kintetsu qui passe chez nous. Quand le contrôleur passe, il ne contrôlera que nous dans toute la voiture… Bizarre !

La correspondance est très simple, elle est sur le même quai et nous ne devons patienter que 5 minutes avant de monter dans le second train.

En rentrant à la maison, je décide de passer demander au konbini proche de notre Airbnb, quand est-ce que nous devons amener nos valises pour être sûres de les avoir Vendredi à Tokyo en utilisant le takkyubin. La dame ne parle pas un mot d’Anglais et on ne comprend rien à ce qu’elle essaye de nous dire. Elle nous dit que le transfert mets 2 jours donc on ne les aura que Samedi. Ça va pas du tout ça ! On va ensuite demander au 7 Eleven juste en face mais là encore, personne ne nous comprend. Ils nous disent de venir demain mais sans donner d’heure précise. Je montre mon réveil sur mon téléphone pour demander une heure mais personne ne semble savoir. Avec beaucoup d’incompréhension dans ce système, je ne le sens pas trop. On décide de s’abstenir, on se débrouillera pour prendre un taxi à Tokyo Station pour rejoindre notre Airbnb, au lieu de galérer avec le métro et le bus. Financièrement ça ne devrait pas être trop différent du takkyubin en plus, d’après mes estimations.

On rentre à la maison pour se coucher assez rapidement après. Demain, dernière journée sur Kyoto et journée de pluie qui plus est ! On va en profiter pour dormir un peu plus que d’habitude.